Mossoul : chronique d’une ville aux identités meurtries

samedi 30 juin 2018
par  Amitiés kurdes de Bretagne

Tony Rublon apporte, dans un très intéressant article (pdf à télécharger), un éclairage à cette question complexe, douloureuse, où une population forte de plusieurs millions se trouve plus que jamais fracturée par des lignes de ruptures identitaires et confessionnelles que le conflit n’aura fait qu’attiser. Défiance entre les communautés religieuses, conflits intracommunautaires, allégeances politiques des divers groupes armés, corruption à tous les étages, telle est la situation vue par Tony Rublon qui, à la tête d’une délégation des Amitiés kurdes de Bretagne, s’est rendu à Mossoul en juin, après avoir atterri à Erbil avec l’intention de rencontrer les Yézidis au Sinjar (qui feront l’objet d’un prochain article).

10 juin 2014 : après seulement quatre jours de combats, l’Etat islamique (DAESH) s’empare de Mossoul et fait de la ville la capitale de son califat. Pourtant deuxième plus grande ville d’Irak, la rapidité avec laquelle DAESH prend possession des rues, des bâtiments officiels, des prisons, semble désarçonner les gouvernements européens et les puissances régionales. Comment DAESH a-t-il pu si rapidement soumettre Mossoul et les villages de la plaine de Ninive ? Si la réponse à cette question trouve ces origines dans un XXème siècle chaotique, le présent lui confère un écho assourdissant après la libération de la ville par la coalition en juillet 2017.

[...]

Afin d’éviter que Ninive ne se transforme en zone de guérilla permanente, il est indispensable de sortir du tropisme communautaire qui radicalise les populations minorisées et favorise l’émergence de groupes semblables à l’Etat islamique. Mossoul ne pourra se relever que si l’Etat irakien se décide à lutter contre la corruption et à accepter la diversité ethnico-religieuse qui fait de cette région le berceau de nos civilisations.

Quatre ans après la prise de Mossoul par l’EI?, un an après sa libération, le récit de Tony Rublon, précis, documenté, sur « l’Etat dans l’Etat » de Mossoul, riche d’un patrimoine historique et culturel de trois millénaires, met en lumière cette dynamique conflictuelle aux multiples antagonismes, que seule l’éducation peut enrayer en donnant aux adultes comme aux enfants une plus grande ouverture d’esprit et les moyens de lutter contre la corruption.

André Métayer


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