Procès de Diyarbakir : ouverture de la 15e audience dans un climat de haute tension

vendredi 14 janvier 2011

C’est dans un climat de haute tension que s’est ouverte la 15e audience du procès de Diyarbakir, considéré comme un test majeur par les militants de la cause kurde, alors que la justice du gouvernement islamo conservateur vient de remettre en liberté des responsables du mouvement radical islamiste du Hezbollah turc.

A l’arrivée des camions grillagés renfermant les personnalités kurdes détenues, certaines depuis près de deux ans, la foule nombreuse, massée depuis de longues heures, a laissé exploser sa ferveur et sa colère.

Les présumés coupables extraits des prisons de Diyarbakir ont pénétrés dans le prétoire du palais de justice en chantant et en faisant le signe de la victoire, ovationnés par des centaines de manifestants.

Les personnalités kurdes et étrangères venues apporter leur soutien avaient été refoulées préalablement et mises à l’écart par la police.

Des heurts violents ont opposés une foule révoltée aux unités de la police anti-émeute qui a procédé à de nombreuses arrestations.

Des manifestations de solidarité avec les personnes poursuivies ont rassemblé des foules importantes, provoquant - outre à Diyarbakir - affrontements, interpellations et gardes à vue à Batman, Yüksekova, Hakkari, Cizre et Şırnak. On déplore aussi des blessés.

Dans la salle d’audience, l’ambiance était également tendue, la Cour refusant aux prévenus le droit d’assurer leur défense en kurde :

Vous persistez à nier l’existence d’une langue parlée par des millions de personnes mais vous ne changerez pas le cours de l’Histoire et, quant à nous, nous continuerons à plaider en kurde,

a déclaré l’un des avocats de la défense.

Accusés « d’appartenance à une organisation terroriste », « atteinte à l’unité de l’Etat » ou « diffusion de propagande terroriste », les présumés coupables, parmi lesquels se trouve Osman Baydemir, maire de Diyarbakir, encourent des peines, requises par le Procureur, allant de cinq ans de détention à la prison à vie.

Daniel Delaveau, maire de Rennes, avait, lors de son déplacement à Diyarbakir le 25 octobre dernier, tenu à apporter son soutien à son homologue Osman Baydemir.

André Métayer


Photos : ANF


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