Ahmet Türk critique Recep Erdogan, Abdullah Gül tacle les Kurdes et… la politique d’Ankara

Notes d’André Métayer
jeudi 9 novembre 2006
par  Amitiés kurdes de Bretagne

D’après l’agence de Presse kurde DIHA, Ahmet Türk, co-président du Parti pour une Société Démocratique (DTP), a répondu aux propos du Premier Ministre turc tentant de minimiser les conséquences des récentes inondations qui touchent durement la région kurde de Turquie,

Je voudrais dire au Président Erdogan : 44 personnes tuées et plusieurs centaines de maisons détruites, n’est-ce pas suffisant ? D’autant plus que la prise en charge des personnes sans abri n’a toujours pas été assurée et ceci nous inquiète profondément.

Il a également réfuté les critiques de R.T. Erdogan à l’encontre de son parti, le DTP :

ces déclarations sont blessantes et mensongères. Ce sont, au contraire, les forces militaires de l’Etat turc qui ont détruit les maisons et chassé de leur village les habitants condamnés à l’exil dans les grandes métropoles. Et aujourd’hui vous nous accusez sans raison. C’est une attitude inacceptable. C’est bien le gouvernement turc qui est responsable (de la situation).

Et de regretter une fois encore l’attitude du gouvernement turc qui refuse tout dialogue pour trouver une solution pacifique au conflit kurde.

Toujours d’après l’agence de presse kurde DIHA, Abdullah Gül, ministre des Affaires Etrangères de Turquie a, le 5/11/06, déclaré aux journalistes qu’une division religieuse et ethnique de l’Irak causerait plus de dégâts qu’elle n’aiderait à soulager les tensions :

Il y a ceux qui pensent qu’une telle division de l’Irak serait la meilleure solution pour mettre fin au chaos, mais, moi, je vous dis qu’il ne faut même pas y penser car une telle alternative mènerait l’Irak vers un nouveau chaos.

La Turquie, qui partage une frontière avec l’Irak, est très vigilante sur ce point et surveille tous les mouvements qui encourageraient la constitution d’un état séparatiste kurde en Irak, craignant par là même un effet communicatif sur sa population kurde qui serait tenté de se joindre à la partie irakienne pour former un état kurde indépendant.

Les pays voisins ne se contenteraient pas d’observer, silencieux, la partition de l’Irak, et le problème serait non seulement un problème pour l’Irak mais un problème pour le monde entier,

a ajouté le ministre des affaires étrangères turc, sans plus donner de précisions.

Par ailleurs, dans un reportage publié dans le journal Sunday, Abdullah Gül met en garde les leaders kurdes qui seraient tentés de rêver à un Etat indépendant kurde dans le nord de l’Irak, ne manquant pas de critiquer au passage le gouvernement d’Ankara (auquel il appartient) et ses approches à propos de la ville pétrolifère de Kirkuk.


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