The Press Emblem Campaign interpelle le Haut-commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme sur la situation des journalistes en Turquie

vendredi 14 juin 2013
par  Amitiés kurdes de Bretagne

PEC (The Press Emblem Campaign), organisation fondée par des journalistes, est intervenue le 7 juin 2013 lors de la 23e session de l’assemblée générale du Haut-commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) pour attirer son attention sur la situation des journalistes en Turquie : la liberté de la presse est bafouée, les medias turcs sont trop souvent l’objet d’attaques et doivent faire face à des poursuites judiciaires.

PEC, de par son statut consultatif spécial à l’ONU, est tout-à-fait habilitée à intervenir au sein de cette importante instance internationale. Fondée en juin 2004 par un groupe de journalistes de plusieurs pays, basée à Genève, elle est reconnue en tant qu’organisation non gouvernementale, internationale, indépendante et à but non lucratif. Son objectif est de renforcer la protection et la sécurité des journalistes dans les zones de conflit, de violences internes et en mission dangereuse. Elle milite en faveur de l’adoption d’une nouvelle convention internationale pour améliorer la protection des medias. Elle est soutenue par près de 50 organisations non gouvernementales et associations de journalistes dans le monde.

PEC a rappelé, dans son intervention, que 47 journalistes sont actuellement emprisonnés pour avoir exercé leur profession et que des milliers d’autres sont poursuivis pour avoir enquêté sur des questions politiquement sensibles, allant de la corruption au conflit ethnique :

lors des dernières manifestations à Istanbul « Occupons le parc Gezi », les journalistes ont été victimes de la violence aveugle employée par la police pour disperser les manifestants mais ont été aussi l’objet de deux attaques ciblées. Parmi eux, Ahmet Sik, journaliste indépendant bien connu, souffre de graves blessures après avoir été atteint en pleine tête par une grenade lacrymogène le 31 mai 2013, alors qu’il photographiait des affrontements entre police et manifestants. La force brutale et disproportionnée a été aussi utilisée à plusieurs reprises par la police contre d’autres journalistes qui ont fait constater leurs blessures : il s’agit de Hüseyin Özdemir, de Milliyet, d’Emrah Gürel, de Hürriyet Daily News, d’Osman Orsal, de Reuters et de Bora Bayraktar d’Euronews.

PEC rappelle que la majorité des journalistes actuellement en prison en Turquie sont poursuivis en vertu de la loi anti-terroriste adoptée en 1991 et actualisée en 2006 :

la plupart des journalistes n’ont pas été condamnés pour des crimes, mais ils sont détenus pendant de longues périodes en détention provisoire.

Profondément préoccupé par la décision prise par la Cour pénale de Reyhanli d’interdire à tous les organes de presse de couvrir les attentats à la bombe qui a tué 51 citoyens turcs le 11 mai 2013 à Reyhanlı, ville proche de la frontière syrienne, PEC dénonce cet abus de droit manifeste utilisé par l’État pour restreindre la liberté d’expression.

PEC appelle la Turquie, co-sponsor de la résolution 21/12 du Conseil adoptée par consensus en septembre dernier, à reconnaître sa responsabilité au regard des violences subies par les journalistes et à promouvoir un environnement leur assurant la sécurité.

André Métayer


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