Un Président turc à Paris : va-ton parler de la question kurde ?

Le Président Abdullah Gül arrive aujourd'hui à Paris à l'occasion de l'inauguration de la "Saison de la Turquie en France", au moment où règne dans son pays la plus grande cacophonie au sujet de la question kurde : telles dans un orchestre désaccordé, les voix turques chantent faux et la piste se dérobe sous les pas des danseurs pris à contre-pied, empêtrés dans leurs contradictions. la rue, de Diyarbakir ou de Hakkari, ne croit plus guère, aujourd'hui, au plan gouvernemental et se demande s'il ne s'agit pas d'une énième manœuvre visant "à diviser pour mieux régner" : quand bien même cette manœuvre réussirait, elle ne ferait que précipiter le pays dans le chaos et le désespoir. Le DTP ne s'y est pas trompé et a mis immédiatement les points sur les i. Les violences continuent, le Mouvement des femmes kurdes en Europe se fâche et fustige l'attitude des Etats-Unis et de l'Union européenne qu'elle juge complice.

La France suit avec intérêt les évolutions politiques liées à la question kurde en Turquie

Nous avions, en juin dernier, adressé à l’Ambassade de France à Ankara le rapport rédigé par notre délégation qui s’est rendue dans la région de Hakkari, à l’occasion des élections municipales du 29 mars dernier.

L’accusé de réception de S.E. Bernard Emie, Ambassadeur de France en Turquie, qui nous fait part de ses contacts réguliers avec M.… Lire la suite

Réveille-toi, Bernard, ça bouge au Kurdistan de Turquie

En abordant de front la question kurde, le gouvernement turc fait un geste pour tenter de débloquer la situation conflictuelle qui secoue le pays. Plus de 46 % de l'opinion publique turque l'approuvent. La rencontre avec le DTP suscite beaucoup d'espoirs, même si les avancées sont pour l'instant très timides. Déjà la réaction est vive dans les milieux nationalistes et l'armée fait une sévère mise en garde. Les Etats-Unis encouragent le processus, l'Union européenne tarde à se manifester et la diplomatie française semble totalement absente : "réveille-toi, Bernard, ça bouge au Kurdistan de Turquie". Les Kurdes y croient et attendent la "feuille de route " d'Abdullah Öcalan qui, à n'en pas douter, va rappeler que le peuple kurde est co-fondateur de la République de Turquie et que la question kurde, "ce n'est pas le séparatisme, c'est l'union libre dans une république démocratique".

Témoignage… de 1938

Ouest France a publié dans le courrier des lecteurs des extraits de l’article ” Les Amitiés kurdes de Bretagne au festival de cinéma de Douarnenez”, paru sur notre site et dans les colonnes d’Agence Bretagne Presse, et un sympathique lecteur de Caen, qui se trouvait à Alep, en Syrie, dans les années 1938/1939, avec l’armée française, nous écrit :

Le 30 Aout 2008

Monsieur,

C’est avec beaucoup d’attention et d’intérêt que j’ai lu votre message dans le “courrier des lecteurs” Ouest France 30 août.… Lire la suite

De l’inanité de l’option militaire

Depuis des mois, la Turquie avait massé 100 000 hommes aux frontières du Kurdistan irakien. Depuis des mois, l’aviation turque soumet cette région montagneuse à des bombardements intensifs et journaliers au motif qu’elle abrite quelques 4.000 “terroristes”. Après des mois de préparation, 10 000 fantassins appuyés par des véhicules blindés ont, une nouvelle fois, franchi la frontière, au mépris des règles internationales, avec comme objectif de porter “l’estocade finale” contre la rébellion kurde.… Lire la suite

Résistance kurde : elle est légitime

La résistance kurde est légitime mais elle dérange. Elle trouble la quiétude du monde occidental qui croyait avoir réglé le problème avec les accords de Lausanne du 24 juillet 1923 dont les bénéficiaires furent les Britanniques, les Français et les Turcs.

On croyait que les Kurdes, ces “Turcs des montagnes” allaient se laisser assimiler. On avait oublié que ce peuple, l’un des plus anciens de Mésopotamie, vivant principalement de l’élevage, allait, lors des plus noires périodes de son histoire, se réfugier “dans la montagne”, gardant ainsi sa langue, ses coutumes et son identité, alors que les classes marchandes et l’élite intellectuelle pactisaient avec l’envahisseur.… Lire la suite

Coups tordus et gesticulations : la Turquie est isolée

Le mitraillage d’un minibus du 29 septembre dernier à Hemka, sur la commune de Beytüşebap (province de Şirnak), avait été, malgré les protestations kurdes, immédiatement attribué aux “terroristes” du PKK par les autorités turques, les média turcs et même la presse internationale. Seul,”Libé” émettait un doute : ne s’agirait-il pas plutôt d’une vengeance locale ou d’une provocation ?… Lire la suite

Haro sur les Kurdes

« La famille kurde » a hérité du rôle de bouc émissaire dans le discours de plus en plus obsessionnel que tient Le Pen sur l’immigration.

Ces pelés, ces galleux d’où nous vient tout le mal

Plus le discours de Le Pen se dépénalise, plus il se polarise sur cette seule cible. Attentif à ne pas trop gravement déraper, s’en tenant à ses allusions mondaines pour toujours jouer avec les mêmes tabous, tel l’affichage goguenard de sa préférence nationale pour les soldats français morts pendant nos guerres qui le dispenserait d’émettre la moindre compassion ou repentance dans le sujet à la mode des génocides, Monsieur Le Pen, n’a jamais aussi clairement diagnostiqué la peste qu’il a choisi de dénoncer.… Lire la suite

Comment sortir du bourbier irakien ?

Près de 3 000 Américains sont morts au combat dans le bourbier irakien depuis mars 2003 et Sara Daniel imagine, dans le Nouvel Observateur, six scénarios pour sortir de ce que les Américains même reconnaissent comme un terrible échec.

Scénario 1 : garder le cap : Il s’agit de maintenir la présence des 140 000 soldats américains jusqu’à ce que l’armée et la police irakiennes soient en mesure de prendre le relais.… Lire la suite

Un plan “B” pour les Kurdes

J’ai fait un rêve : je suis dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, alors que George W. Bush reçoit le Président du Kurdistan irakien, le Kurde Massoud Barzani.

Bush – my dear Massoud, il faut se rendre à l’évidence, we are in the shit et il nous faut sortir de ce bourbier irakien, la tête haute pour continuer notre combat contre l’axe du mal : Al-Qaïda, les talibans, l’Arabe wahhabite islamiste sunnite Oussama Ben Laden, mais aussi le Persan chiite fondamentaliste Mahmoud Ahmadinejad… tout en préservant nos intérêts stratégiques et notamment la route du pétrole irakien.Lire la suite