Vive la solidarité avec le peuple kurde

La ‘’Grande Marche’’ du 10 janvier à Paris : un succès

Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) avait publié un communiqué appelant à faire de la Grande Marche du 10 janvier ‘’un puissant moment de Solidarité’’ :

‘’13 ans après le féminicide des militantes kurdes Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez, la justice reste absente. La France refuse encore de faire toute la lumière sur ce crime d’État.
Cette impunité a conduit, 10 ans plus tard, à un nouvel attentat terroriste contre les Kurdes à Paris, coûtant la vie à Emine Kara, Mîr Perwer et Abdurrahman Kizil.
Pour exiger Justice et Vérité, pour mettre fin à cette impunité honteuse, nous appelons à une grande marche, samedi 10 janvier.
Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement grave pour les Kurdes:
À Alep, les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh sont attaqués et soumis à un blocus meurtrier, exposant la population à une situation humanitaire alarmante.
Au Rojhilat, les Kurdes sont confrontés à une répression violente dans le cadre des soulèvements populaires contre le régime iranien: arrestations, violences et exécutions contre celles et ceux qui revendiquent liberté et dignité’’.

Pascal Torre au nom de la CNSK

Une forte délégation de Kurdes de ‘’Amara’’, Conseil Démocratique Kurde de Rennes était ‘’monté’’ à Paris, représentant aussi les Amitiés kurdes de Bretagne.
Au nom de toutes les organisations membres de la Coordination nationale Solidarité Kurdistan (CNSK ), Pascal Torre est intervenu avec ces mots :
‘’Au nom de la CNSK, je voudrais saluer les mémoires de Leïla, Sakine et Rojbîn tombées sous les balles criminelles de l’Etat turc.

La levée du ‘’secret défense’’

Nous connaissons la vérité sur ce crime mais les familles et tout un peuple ont le droit à la justice en traduisant les commanditaires devant les tribunaux.
Pour cela, il faut une volonté politique qui passe notamment par la levée du « secret défense ». Or le gouvernement français s’y oppose armant la main des terroristes, favorisant la récidive, comme cela s’est produit en décembre 2023, rue d’Enghein.
La décision du gouvernement est d’autant plus incompréhensible que les Kurdes sont engagés, depuis la déclaration d’A. Ocalan, dans un processus pour bâtir une paix durable. Des gestes considérables ont été produits par le mouvement kurde.
Il se heurte à l’opposition de l’état turc et à celle d’Erdoğan.

Aucun acte concret n’a été produit en faveur de la paix

Pire, il poursuit sa politique répressive contre les forces démocratiques. Alors que la CEDH a ordonné la libération de Selahattin Demirtaş, celui-ci vient de faire l’objet d’une nouvelle condamnation.
Par ailleurs, Erdoğan est le principal obstacle dans les négociations entre les FDS et Damas. Obsédé par la destruction du Rojava, Ankara vient de lâcher ses tueurs djihadistes contre les Kurdes d’Alep. Des crimes se commettent à l’image des massacres des Alaouites et des Druzes.
Encouragé par la violence et le cynisme de Trump, Erdoğan se croit tout permis mais la violence de l’état turc, du régime théocratique de Téhéran et des terroristes d’Al Joulani ne parviendront pas à mettre à genou la résistance kurde.

Sakine, Leïla et Rojbîn comme tout le peuple kurde sont des acteurs et des actrices de la paix. Le monde a besoin de paix. Pour ces raisons, la solidarité internationale avec le peuple kurde, avec tous les prisonniers politiques est une priorité. Vous pouvez compter sur la détermination de toutes les organisations de la CNSK.

Vive la solidarité avec le peuple kurde’’.

André Métayer
Photo Tahir