Dans le cadre des semaines consacrées aux Droits des femmes et des enfants et en collaboration avec la Ville de RENNES, rencontre à la MIR le vendredi 13 mars 2026 sur la question partagée du matrimoine et sur la place des femmes dans la préservation et la transmission de cultures minoritaires
Cette rencontre a été préparée conjointement en amont et coconstruite entre les représentantes de KASSED, SALIHA AYATA et ZEYNEP TURKU, une association de femmes kurdes de Diyarbakir, les représentants des AKB, et les femmes kurdes de ZIN 35 de la communauté kurde rennaise.
Afin d’assurer un lien entre femmes de là-bas et femmes d’ici, était invitée Tifenn SIRET, porte- parole de l’UDB, Union Démocratique bretonne, et co-autrice d’un ouvrage collectif sur la place des femmes en Bretagne..
La traduction était assurée par PIYA OZCELIK-NOEL.
L’amphithéâtre de la MIR était plein. Les personnes d’origine kurde étaient très bien représentées et beaucoup d’entre elles , en partant, disaient « J’ai beaucoup aimé ! »
La soirée fut largement dédiée aux interventions de Tifenn Siret et de Saliha AYATA.
Geneviève ROY a réalisé un très bel article relatant ces interventions : https://www.akb.bzh/de-bretagne-au-kurdistan-la-force-du-matrimoine/
Vous pouvez retrouver cet article, et beaucoup d’autres sur de nombreux aspects de la vie des femmes, sur le site de BREIZH FEMMES https://www.breizhfemmes.fr/de-bretagne-au-kurdistan-la-force-du-matrimoine, premier media féministe en ligne de Bretagne.
Lors des échanges avec la salle, les femmes kurdes qui vivent à RENNES ont témoigné que le patriarcat avait encore de beaux jours devant lui en France.
« Je suis artiste et il m’est impossible de trouver une galerie qui veuille m’accueillir, c’est plus facile pour les hommes. Je suis discriminée en tant que kurde et en tant que femme » a affirmé l’une d’elle.
Question posée à SALIHA et qui paraissait refléter des préoccupations partagées par un grand nombre : « comment faire pour que les hommes évoluent ? Vos réunions sont-elles parfois mixtes ? »
L’action de Kased cherche d’abord à « libérer la parole des femmes à travers un accès aux formes d’art diverses » mais l’association n’est pas exclusive de la mixité. Est rappelée la pensée de OCALAN en faveur du rôle des femmes dans le progrès politique, social et environnemental. Rappelée aussi l’exigence de parité dans les responsabilités, elle a inspiré l’idée des « co-maires » dans les villes kurdes.
Tous.tes les participant.es s’accordent pour dire que « l’éducation donnée aux garçons doit évoluer pur être un facteur de changement »
A l’issue de la réunion, nous avons partagé un moment de détente et d’émotion grâce aux initiatives des femmes de Kassed représentée par PIYA et des femmes kurdes de RENNES. Chants traditionnels accompagnés d’instruments traditionnels kurdes ont clôturé cette soirée très réussie.
Marie-Brigitte DUIGOU