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Manifestation de soutien à Gültan Kışanak et Firat Anli, co-maires de Diyarbakir

A l’appel du Conseil démocratique kurde de Rennes, de l’association de femmes kurdes Zin kadin dernegi Rennes 35 et des Amitiés kurdes de Bretagne, une manifestation s’est tenue le 26 octobre place de la Mairie à Rennes pour dénoncer l’arrestation de Gültan Kışanak et Firat Anli, co-maires de Diyarbakir en garde à vue depuis le 25 octobre, la perquisition de leurs domiciles, le siège et la perquisition de la mairie métropolitaine de Diyarbakir. Les manifestants demandaient notamment

à tous nos élus rennais, aux députés et sénateurs de Rennes, du département et de toute la Bretagne, à Jean-Yves Le Drian et Jean-Marc Ayrault, ministres, des gestes forts pour stopper la folie meurtrière d’un dictateur sans scrupules. Nous demandons au gouvernement français des actes concrets.

Les Kurdes de Rennes étaient présents ainsi que leurs amis venus les soutenir, parmi lesquels, outre les AKB, Cyrille Morel et Glenn Jegou pour la Ville de Rennes, la MIR, Mona Bras, conseillère régionale, le mouvement des Jeunes communistes, Daniel Delaveau, ancien maire.

Déclaration de Nathalie Appéré, maire de Rennes

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J’ai appris avec une très grande inquiétude l’interpellation et le placement en garde à vue de Gültan Kışanak et Firat Anli, co-maires de la ville de Diyarbakir. Ces arrestations font suite à la destitution, en septembre dernier, de vingt-quatre maires kurdes, remplacés par des administrateurs proches du parti au pouvoir.

Je suis, avec la plus grande attention, les conditions de détention et les procédures judiciaires qui concernent aujourd’hui mes homologues. Dans ce cadre, j’ai officiellement fait part de ma vive préoccupation à Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires Étrangères.

Rennes et Diyarbakir entretiennent des liens d’amitié depuis 30 ans. Au nom de ce partenariat, je veux réaffirmer l’attachement inlassable de notre ville à une résolution pacifique du conflit, dans le cadre d’un dialogue politique ouvert, seul moyen de parvenir à une solution durable de la question kurde.

Alors que des nouvelles de heurts entre policiers et manifestants, nous parviennent de Diyabarkir, je réitère également notre attachement profond au respect de l’état de droit et des principes démocratiques, qui protègent, en particulier, les représentants élus des pouvoirs locaux. Nous condamnons avec la plus grand force l’usage de toute violence, d’où qu’elle vienne.

En décembre dernier, j’avais rencontré mon homologue Gültan Kışanak, qui avait tenu à se rendre à Rennes, malgré les vives tensions qui menaçaient déjà sa ville. Cette rencontre nous avait permis d’envisager de nouveaux projets de coopération et d’engager une aide supplémentaire de Rennes pour permettre l’accueil des nombreux réfugiés qui affluent à Diyarbakir.