Soutien aux mouvements démocratiques

Samedi 8 octobre, avec les Kurdes, manifestation à Rennes pour Öcalan

Depuis 1999, les Kurdes manifestent pour demander la libération de leur leader Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie sur l’île-prison d’Imrali.

Les Kurdes de Rennes et de Bretagne invitent la population à se réunir samedi prochain 8 octobre à 16h30, dalle de Colombier, pour une marche qui les conduira place de la Mairie pour un sit-in et des prises de parole.

Abdullah Öcalan, l’interlocuteur incontournable pour une paix durable

Abdullah Öcalan, leader incontesté du peuple kurde de Turquie, fondateur du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), est emprisonné depuis 1999 sur l’île-bagne d’Imralı en mer de Marmara, où il est soumis à un régime d’isolement total. Il n’en reste pas moins, fort du soutien de son peuple, l’interlocuteur incontournable avec lequel la Turquie doit négocier pour trouver une solution politique durable et la paix des armes, en échange de garanties législatives et constitutionnelles concrètes. Ses propositions de «confédéralisme démocratique» sont fondées sur la démocratie directe. Ce concept – démocratie, socialisme, écologie, féminisme – adopté par l’Assemblée législative du Rojava (Kurdistan de Syrie), permet à chaque canton d’élire des assemblées citoyennes décentralisées et de se doter de structures de gouvernance incluant toutes les nationalités et toutes les religions. Ce modèle social laïque est combattu par la Turquie islamiste d’Erdoğan. Il n’est soutenu ni par les Etats-Unis ni par les pays européens, qui le trouvent bien trop révolutionnaire. Pourtant Abdullah Öcalan l’affirme en lançant un nouvel appel à la paix et à la négociation : «tout pourrait être réglé en six mois».

Dans le contexte terrible de guerre actuelle contre Daesh, où l’unité doit prévaloir, des mesures concrètes doivent être prises en faveur des Kurdes : le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes et la libération d’Abdullah Öcalan, le «Mandela kurde».

André Métayer