Des chiffres fiables

A notre demande, Reyhan Yalcindag, avocate à Diyarbakir, nous livre l’information suivante :

Aujourd’hui, plus de 5000 prisonniers politiques sont détenus dans les prisons turques dont certains depuis 1990; 2000 mineurs, environ, âgés de moins de 18 ans, sont détenus aujourd’hui dans les prisons turques et plus de 3000, laissés en liberté, sont en attente de passer en jugement devant les tribunaux.Lire la suite

Crime d’horreur et déshonneur familial : une adolescente kurde enterrée vivante à Kahta

L’affaire n’est pas nouvelle mais vient de sortir dans la presse française à l’occasion d’une possible inculpation d’un père et d’un grand-père pour “homicide prémédité avec circonstances aggravantes, perpétré avec cruauté”, par le Parquet de Kahta, ville kurde de 60.000 habitants (région d’Adıyaman) tenue par l’AKP[[parti islamo-conservateur du Président de la République de Turquie, Abdullah Gül, du Premier Ministre Erdogan et de son gouvernement et majoritaire à la Grande Assemblée (le Parlement turc)]] : il faut sans doute chercher là l’explication dans le fait que ces pratiques “dignes du Moyen-Age”, n’aient suscité, d’après Canan Güllu, Présidente de la Fédération des associations féministes (TKDF) que peu de réactions de la part des principaux acteurs politiques, et n’aient pas fait la “une” de la presse.… Lire la suite

Qui sont les Kurdes de Syrie ?

Les Kurdes de Syrie occupent la Une de l'actualité depuis que 123 d'entre eux ont été débarqués sur les côtes corses ; ils ont été rapidement dispersés dans divers Centres de Rétention administrative (CRA) dont celui de Rennes qui a « accueilli » trois hommes et une famille de six enfants. Il est à noter la formidable mobilisation des Rennais, municipalité comprise, pour les faire sortir du CRA, les aider dans leurs démarches administratives et les entourer de beaucoup d'humanité pour leur permettre de régler, autant que faire se peut, les problèmes de la vie quotidienne. Les associations rennaises et les Kurdes de Rennes, avec leurs moyens, leurs disponibilités, chacun dans sa spécialité, ont répondu « présents » ; des personnes anonymes ont envoyé spontanément des dons. France 3, Ouest-France, France Bleue Armorique, pour ne citer que ceux-là, ont médiatisé l'événement. Mais qui sont les Kurdes de Syrie ? Nous avons posé la question à Olivier Piot, grand reporter, et nous publions, avec son aimable autorisation, le reportage qu’il a réalisé en Syrie avec son collègue le photographe Julien Goldstein. André Métayer

LE DTP INTERDIT EST REMPLACE PAR LE BDP

L'ensemble de la classe politique européenne a désapprouvé la décision de la Cour constitutionnelle de Turquie de dissoudre le parti pro-kurde DTP. Cette décision ne suscite, en revanche, aucune protestation de la part de la classe politique turque, à quelques nuances près. Le Congrès pour une Société démocratique (DTK), réuni d'urgence à Diyarbakir, a approuvé la décision des députés DTP de démissionner de leur mandat en signe de protestation. Le DTP, dissout, est remplacé par le Parti de la Paix et de la Démocratie (BDP).

La Turquie ne veut pas d’une société démocratique

La Cour constitutionnelle turque a prononcé, ce 11 décembre 2009, la dissolution du “principal parti pro-kurde du pays”, le DTP (Parti pour une Société démocratique) qui avait été créé à la suite des partis HEP, OZDEP, DEP, HADEP successivement interdits en 1993, 1994 et 2003 et DEHAP dont le fonctionnement avait été bloqué.

Rappelons que ce parti avait réussi en 2007, malgré tous les obstacles administratifs, juridiques et judiciaires et en dépit de toutes les pressions politiques, policières et militaires, à envoyer 21 députés à la Grande Assemblée parlementaire de Turquie, au grand dam du parti islamo conservateur au pouvoir, l’AKP, et des partis nationalistes d’opposition d’extrême droite (MHP) et de “gauche” (CHP).… Lire la suite

Le DTP sous pression, avec 500 élus et cadres écroués, soutient néanmoins l’initiative du PKK en faveur de la paix

Le DTP (Parti pour une Société démocratique) le parti pro kurde qui milite pour la reconnaissance des droits et de l’identité du peuple kurde, a remporté, le 29 mars dernier à l'occasion des élections locales et régionales, un succès sans précédent dans les régions kurdes de la Turquie ; il est devenu un interlocuteur incontournable du Premier Ministre, Recep Tayyip Erdogan, chef du parti islamo conservateur au pouvoir, l'AKP, qui lui reproche d'être la "vitrine légale" du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, avec qui il refuse de négocier ; le Parlement ("la grande Assemblée" de Turquie) vient de décider, sous la pression des militaires, de renouveler l'autorisation de bombarder les bases arrières du PKK, au Kurdistan irakien, malgré les protestations de l'Irak : "le chef du gouvernement irakien a demandé de respecter la souveraineté de l'Irak, assurant que personne n'avait le droit de la violer", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh. Afin de sortir de l'impasse, des "groupes de paix" vont, à la demande de leur chef, Abdullah Öcalan, embastillé depuis 11 ans, "descendre de la montagne" (entendez que des délégations de combattants du PKK vont franchir la frontière et se présenter aux autorités turques). Le DTP soutient cette initiative et demande à la population d'accueillir ces messagers.

Ils ont signé, elles ont signé la pétition en faveur de Leyla Zana mais la répression anti kurde continue… encore plus féroce

La “mère des Kurdes”, un évêque, un ancien Premier Ministre, cinq anciens Ministres, trois candidates à l’élection présidentielle, des députés, des sénateurs, les présidents de conseil généraux, des élus locaux… se trouvent à la tête des soixante personnalités et des 1300 autres signataires de la pétition en faveur de Leyla Zana, condamnée à 10 ans de prison par la 5ème Cour pénale de Diyarbakir pour délit d’opinion.… Lire la suite

Dur d’être kurde! Rafle en Turquie contre le DTP

Depuis ce matin, 14 avril, une vaste opération d’arrestations vise plusieurs dizaines de cadres, à tous les niveaux du Parti pour une Société Démocratique, le DPT, qui vient de remporter une victoire sans appel dans les régions kurdes aux dernières élections municipales du 29 mars 2009.

Les députés et les maires sont pour l’instant épargnés.

L’opération a eu lieu dans 13 départements : Diyarbakır, İstanbul, Ankara, Aydın, Adana, Elazığ, Antep, Urfa, Şırnak, Hakkari, Bingöl, Van, Batman, Mardin.… Lire la suite

La pétition en faveur de Leila Zana déclenche des commentaires haineux… la campagne de signature continue ; la défense de Kadir, le “Kurde breton”… aussi.

“Teröre, terörizme ve vatan hainlerine lanet olsun. 30.000 vatandaşımızı öldüren bu gözü dönmüş insanlık düşmanı, uyuşturucu satıcısı katilleri savunduğunuz içinde siz de tarih önünde hesap vereceksiniz”. (Que la terreur, le terrorisme et les traîtres à la patrie soient maudits. Et vous, vous aurez à rendre des comptes face à l’histoire, parce que vous défendez ces ennemis de l’Humanité, ces assassins sanguinaires et ces vendeurs de drogue qui ont tué 30000 de nos citoyens).

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