On se souvient de la remarquable intervention de Nasim Kadirpoor, en mars 2022, au cinéma l’Arvor dans le cadre de la projection du film documentaire « I am the revolution » de Benedetta Argentieri. On se souvient de la rencontre-débat qu’elle a organisée avec Amitiés kurdes de Bretagne, en novembre de la même année, à Saint-Senoux, au ‘’Baranoux’’. Nous n’avons pas non plus oublié sa prestation en mars 2023, à l’Antipode, (Maison des Jeunes et des Cultures) lors d’une conférence, « Iran , une révolte féministe devenue générale ».
Nous avons eu envie de mieux faire connaitre Nasim Kadirpoor ! Nasim la journaliste et auteure, Nasim, qui est née et qui a grandi au Kurdistan iranien (Rojhelat), Nasim la femme kurde rebelle.
Merci à Nasim Kadirpoor qui nous a fait l’honneur et l’amitié de répondre à nos questions.
(les sous-titres sont de la rédaction)
On vous présente comme : journaliste et auteure, kurde iranienne, réfugiée politique en France depuis 2018 et rennaise d’adoption. Kurde Iranienne ? comment faut-il expliquer cette entité ? êtes-vous porteuse des deux cultures, kurde et persane ?
Durant toutes les six premières années de ma vie, tout était kurde
Nasim Kadirpoor : Je suis née à Baneh, au Kurdistan oriental (Rojhelat), de père et de mère kurdes, et j’ai ouvert les yeux sur le monde. Avec les berceuses de cette mère kurde, mon cœur et mon âme trouvaient la paix. Les nuits, je m’endormais avec le « şev xoş » (bonne nuit) de mon père et de ma mère kurdes, et les matins, je me levais avec le « beyanît baş » (bonjour) de ce père et de cette mère kurdes, et la vie recommençait. Durant toutes les six premières années de ma vie, tout était kurde et il n’y avait aucune trace d’une autre langue, nation ou identité dans ma vie – comme pour la plupart des enfants de l’est du Kurdistan. Jusqu’à ce qu’à l’âge de six ans, j’entre à l’école.

Pour apprendre le persan, nous avons été punis, battus, maltraités, insultés, injuriés
N. K. : Tout, non seulement, changea, mais tout mon monde dans lequel je vivais fut soudainement bouleversé et transformé. Ici, parler kurde était interdit. L’enseignant insistait à plusieurs reprises que, selon la directive du ministère de l’Éducation, parler kurde était interdit. Ces années-là, j’entendis pour la première fois l’expression « langue nationale Persan » : des mots sans signification pour moi et une agression envers ma nation. À l’école, nous devions apprendre le persan. Les mots étaient tellement dépourvus de sens pour nous que, la plupart du temps, sans comprendre le sens des mots et des phrases, nous les répétions simplement comme des perroquets. Au fond de moi, je suis certain que la plupart d’entre nous, enfants du Kurdistan, même aujourd’hui alors que nous avons pris de l’âge, ne savons toujours pas ce qu’étaient ces mots que nous avons lus et pour lesquels nous avons même passé des examens. Mais pour apprendre à écrire et à réciter ces mots, les mémoriser et les restituer aux examens, nous avons été battus, punis, et les larmes ont coulé sur nos joues. Le persan est la seule langue pour l’apprentissage de laquelle nous avons été punis, battus, maltraités, insultés et injuriés, et les larmes ont coulé non pas une fois mais des milliers de fois sur les joues et dans les yeux de nous, enfants de l’est du Kurdistan. Cela fit que cette langue ne put répondre à mes besoins spirituels ni à ceux de milliers d’autres enfants du Kurdistan ; c’est pourquoi nous sommes partis à la recherche de livres kurdes qui, à cette époque, étaient à la fois interdits et rares.
Posséder un livre kurde pouvait entraîner une condamnation à mort
N. K. : L’interdiction des livres kurdes était telle que posséder un livre kurde pouvait entraîner une condamnation à mort ; même beaucoup d’enfants du Kurdistan furent exécutés pour cette raison. Mais malgré cela, parce qu’il s’agissait d’un besoin spirituel et moral, un besoin que ni Hafez, ni Saadi, ni la littérature, ni la langue, ni l’écriture Persan ne pouvaient satisfaire, mais qui au contraire l’intensifiaient, nous les cherchions, et la nuit, lorsque tout le monde dormait et qu’il n’y avait plus de peur de dénonciation ni d’espionnage, nous lisions le kurde à la lumière d’une lampe. Une langue qui, si le régime savait que tu possédais un livre chez toi et que tu l’avais lu, te désignait comme corrupteur sur terre (d’après une loi de l’Etat islamique)- et par conséquent traître à Dieu- et qui te condamnait à mort. La poésie des maitres Hemn et Hajar (deux poètes kurdes, très célèbres) me donnait, en tant que Kurde, ce que la poésie persane ne me donnait pas. Il n’était pas possible d’atteindre le sommet du plaisir spirituel avec cette langue persane et sa littérature.
Et maintenant, je vous pose, à mon tour, une question : est-il possible que moi et tout autre Kurde soyons iraniens? Le fait d’être iranien a-t-il fondamentalement un autre sens que celui d’accepter d’être une victime, colonisée et dominée ?
J’ai reçu deux identités : kurde et femme
Moi, Nasim KADIRPOOR, j’ai reçu deux identités — bien que toutes deux m’aient été données par la nature ou, d’un point de vue religieux et mystique, par Dieu, et que toutes deux m’aient été imposées sans mon choix : être kurde et être femme. Bien qu’elles soient toutes deux imposées, je les désire également moi-même, et je les accepte toutes deux de tout mon cœur. Toute autre identité qui me serait imposée est, pour moi, fausse, même si cette identité m’aitAntifascist Internationalist Tabur, brigade internationale opérant au Rojava. More été imposée de force par le droit international, par Sykes-Picot, les traités de Sèvres et de Lausanne, ainsi que ceux de Qasr-e Shirin et de Tchaldiran.
Donc, pour résumer et pour me présenter, je dis : moi, Nasim KADIRPOOR, journaliste kurde de la ville de Baneh, au Kurdistan oriental( Rojhelat), Kurdistan occupé, tout comme le Baloutchistan, Ahvaz, le Turkmène-Sahra, etc… par l’Iran. Je suis une femme kurde et journaliste. Lorsque je dis que je suis une femme, kurde et journaliste, je parle en réalité de trois dimensions identitaires qui, toutes les trois en Iran, sont considérées — tant du point de vue des Iraniens (Perses) que de la Constitution et du code pénal de ce pays — comme un crime et comme une guerre contre Dieu.
Le Kurdistan brûle encore et toujours : ce livre nous demande de nous souvenir de quoi ? des violences, des massacres des combats dont vous avez été témoin ou victime ? de la guerre contre Daesh en Irak. ? ou veut-il aussi nous faire partager ce feu, cette rage de vivre, cette flamme qui brule au fond de vous ?
Une invitation à ne pas oublier
Nasim Kadirpoor : Souvenez-vous… Le Kurdistan brûle encore et brûlera toujours. Ce livre est une invitation à ne pas oublier : ne pas oublier les guerres, les répressions, les déplacements forcés, les massacres et les blessures que différentes générations successives de la nation kurde ont vécus et continuent de vivre ; que ce soit en Iran, en Irak, en Syrie ou en Turquie.
Quand je dis que le Kurdistan brûle encore, je ne parle pas du feu d’une guerre militaire ; mais du feu permanent de la violence, de la discrimination, de la peur et de l’injustice qui, même après la fin des combats, demeure dans la mémoire et dans le corps des êtres humains.

La guerre contre Daesh
N. K. : Une partie importante du livre concerne la guerre contre Daesh et ses conséquences humaines. En tant que journaliste kurde indépendante, j’ai été un très proche témoin de la souffrance des populations, en particulier des femmes et des enfants. Mais ce livre ne parle pas seulement de la mort ; il parle aussi de résistance et de vie. D’une résistance et d’un espoir de vivre si puissants que Daesh, lourdement armé et bénéficiant d’un soutien direct et indirect de pays, de régions et de différents groupes du monde et du Moyen-Orient, n’a pas pu les vaincre.
Finalement, ceux qui étaient venus soit pour aller au paradis et obtenir leurs 72 houris, soit pour hisser sur la terre du Kurdistan le drapeau de l’ignorance et de la terreur, soit pour vendre des filles et des femmes comme esclaves sexuelles sur les marchés des Émirats arabes, furent condamnés et contraints à la fuite ou à la mort.
Espoir, Vie et Persévérance
N. K. : J’ai toujours dit et je dis toujours : l’espoir, la foi dans la vie et sa persévérance au Kurdistan sont si puissants qu’ils entraînent toutes les forces mortifères vers les profondeurs de la mort et de l’anéantissement. Au milieu des destructions, je voulais aussi parler de cette force qui pousse les gens à continuer à vivre, à aimer et à lutter. Ce feu peut également être une métaphore de l’espoir, de la colère, de la dignité et du désir de liberté.
Quel regard portez-vous sur la situation en Iran ? le régime des mollahs est-il au bord de l’effondrement ou sort-il renforcé par ce conflit armé ? Quel regard portez-vous sur les 5 partis politiques kurdes iraniens en exil ? peuvent-ils renverser le régime ?
l’Iran : un désaccord profond et incurable entre le peuple et le régime.
Nasim Kadirpoor – La situation actuelle de l’Iran est extrêmement complexe et fragile.
Beaucoup pensaient que la pression extérieure et un conflit militaire pourraient rapidement provoquer l’effondrement de la République islamique, mais l’expérience historique a montré que les régimes autoritaires parviennent parfois, dans des conditions de guerre, à renforcer davantage leur cohésion, car ils utilisent la menace extérieure pour réprimer l’intérieur et mobiliser une partie de la société. La République islamique est, aujourd’hui, selon moi, mais aussi au vu des preuves existantes, plus faible que jamais : du point de vue de la légitimité sociale, de la crise économique, du fossé entre le pouvoir et la société, ainsi que sur le plan militaire. Mais être faible ne signifie pas nécessairement un effondrement immédiat. Même si l’effondrement de ce régime semble, tôt ou tard, inéluctable.
Les complices du pouvoir iranien
N. K. : Ce qui a jusqu’à présent maintenu ce régime debout repose sur plusieurs facteurs :
1- Les gouvernements de la région, tels que le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Qatar, le sultanat d’Oman, la Turquie, l’Irak et d’autres, ont eux-mêmes des problèmes liés aux minorités religieuses ou nationales. Ils craignent donc que la destruction de ce régime conduise à la revendication des droits de ces minorités, et en particulier de la nation kurde, tout comme l’effondrement du régime de Saddam Hussein a conduit à cela – non pas à l’indépendance, mais au fédéralisme pour le Kurdistan du Sud (BaşûrKurdistan méridional (Kurdistan d’Iraq), divisé en deux zones : le Gouvernement régional kurde, quasi-indépendant ; les territoires contestés, occupés et administrés par l'Etat irakien. More) -. Par conséquent, ils ont utilisé tous leurs moyens et leviers de pression afin que, tout en contribuant à l’affaiblissement de ce régime, celui-ci ne s’effondre pas.
2- La Chine et la Russie, avec leurs interventions politiques et économiques dans la région, utilisent l’Iran et les forces proxies liées à l’Iran comme force proxy afin d’équilibrer les politiques régionales, et ce à leur avantage.
3- Donald Trump, depuis le début et jusqu’à aujourd’hui, n’a pas cherché un changement de régime, mais un changement de comportement. Trump souhaite un Iran qui soit son allié et non celui de la Chine et de la Russie. Un Iran qui donne son pétrole à l’Amérique et non à la Chine et à la Russie. Par conséquent, il a été favorable à des frappes militaires aériennes limitées. D’un autre côté, les États-Unis ont mobilisé tous leurs moyens pour empêcher l’influence des partis kurdes du Rojhelat en exil. Car tout le monde sait que le régime iranien ne serait pas capable de soutenir une lutte prolongée face à une invasion terrestre.
4- L’Union européenne : l’Union européenne est impliquée dans cette question à plusieurs niveaux et se trouve donc dans une situation contradictoire. D’un côté, elle souhaite l’affaiblissement, voire un changement de régime en Iran, mais, d’un autre, elle ne veut pas suivre Trump, qui agit de manière unilatérale, et qui l’attaque et l’humilie continuellement dans ses discours quotidiens. Le problème de l’Europe dans ce domaine n’est pas le régime iranien, ni l’absence de croyance en un changement de régime en Iran ; le problème de l’Europe est Trump !, l’Europe ne veut pas suivre Trump.
Bien entendu, nous n’avons pas découvert la faiblesse du régime iranien avec les récentes attaques d’Israël et des États-Unis ; depuis de longues périodes, nous avons été témoins d’un désaccord profond et incurable entre le peuple et le régime. Peut-être qu’au début de la révolution, cette divergence n’existait qu’entre le Kurdistan et l’Iran, mais aujourd’hui elle est devenue généralisée.
Quel regard portez-vous sur les 5 partis politiques kurdes iraniens en exil ? peuvent-ils renverser le régime ?
Nasim Kadirpoor : concernant les partis kurdes de l’est du Kurdistan (Rojhelat), dont les camps civils sont installés dans la région autonome du Kurdistan irakien (BaşûrKurdistan méridional (Kurdistan d’Iraq), divisé en deux zones : le Gouvernement régional kurde, quasi-indépendant ; les territoires contestés, occupés et administrés par l'Etat irakien. More), ils constituent une partie inséparable de l’histoire de la lutte politique du Kurdistan et ont joué un rôle important dans le maintien de la voix de la nation kurde. Une coalition s’est formée entre cinq partis du Kurdistan oriental : le Parti démocratique du Kurdistan iranien (PDKIParti démocratique du Kurdistan d’Iran (Hîzba Demokrat a Kurdistana Îran), parti nationaliste fondé en 1945. More), le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAKParti pour une vie libre au Kurdistan (Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê), parti kurde en Iran. More), le Parti de la liberté du Kurdistan (PAKParti de la Liberté du Kurdistan (پارتی ئازادیی کوردستان), parti kurde de gauche du Rojhelat et sa branche militaire. MoreKomalaComité des révolutionnaires du Kurdistan d'Iran (Komalay Shorshgeri Zahmatkeshani Kurdistani Iran). Morean>), le Parti Komala du Kurdistan, et l’ Organisation Khabat du Kurdistan iranien. Elle occupe, à présent, une place particulière au Rojhelat.
Si aujourd’hui le Kurdistan apparaît plus dynamique en comparaison avec toutes les autres régions et nations d’Iran, et qu’une attention particulière lui est accordée dans les équations politiques, c’est précisément en raison de l’existence de ces partis. Mais il serait erroné de penser que ces mêmes partis kurdes puissent à eux seuls renverser le régime et le faire s’effondrer. C’est erroné non seulement du point de vue de la logique de lutte des partis kurdes, mais aussi du point de vue militaire et même moral. Les partis du Kurdistan représentent la nation et la terre du Kurdistan, leurs ressources matérielles, humaines et morales provenant de cette terre et de cette nation. Ils n’ont donc pas la responsabilité politique et morale de libérer les autres régions d’Iran, ni les autres peuples et ethnies. Ils n’en ont d’ailleurs pas les moyens ni matériels ni humains nécessaires.
’’Iran , une révolte féministe devenue générale’’, aviez-vous déclaré il y a deux ans : cette révolte des femmes, est-elle suffisamment générale au niveau des femmes iraniennes pour faire évoluer la situation, voire renverser le régime des Mollahs ?
Nasim Kadirpoor : Le mouvement « Femme, Vie, Liberté » a montré qu’une grande partie de la société iranienne — en particulier la jeune génération — ne souhaite plus revenir à la situation passée. Ce sujet est en lui-même un vaste débat. La répression massive et le climat sécuritaire continuent d’empêcher un changement rapide. l’absence d’une alternative politique unifiée pèse aussi, comme le montre les manifestations qui ont eu lieu après l’assassinat, à Téhéran, par les forces du régime, de Jina, cette jeune femme kurde native de Saqqez, ville située à 50 km de Baneh, ma ville natale.
L’assassinat, à Téhéran, de Mahsa Jina Amini
N. K. : L’assassinat intentionnel de Jina à Téhéran sous le prétexte du hijab a eu lieu alors qu’au même moment de nombreuses filles sans hijab étaient présentes à Téhéran sans subir un tel sort (même si certaines étaient arrêtées et condamnées à des amendes). Jina a été prise pour cible en raison de son identité kurde, ce que des sources et des preuves ont confirmé. Le crime commis contre Jina était inacceptable pour la nation du Kurdistan, et c’est précisément ce qui a déclenché un vaste soulèvement , d’abord au Kurdistan puis en Iran dans son ensemble. Ce soulèvement est rapidement devenu une source d’inspiration pour des peuples de différentes régions d’Iran ; des peuples qui souffrent depuis des années de l’oppression, de la discrimination et de la répression, et qui ont utilisé cette occasion pour exprimer leurs protestations.
Jin, Jiyan, Azadi (‘’Femme, Vie, Liberté’’)
N. K. : Après le début de ces manifestations au Kurdistan, de nombreuses autres villes ont rejoint le mouvement, mais au moment où les slogans du Kurdistan ont révélé leur couleur nationale et leur cri national (‘’Jin, Jiyan, Azadi’’), le soutien à ce mouvement en Iran a diminué, et les voix contestataires ne se faisaient plus entendre qu’au Baloutchistan et dans d’autres régions peuplées de minorités.
L’’opposition persane–iranocentrée a même détourné la trajectoire de ce mouvement quand elle a . compris que le slogan « Femme, Vie, Liberté » avait des racines kurdes. Elle l’a trahi en lançant des slogans tels que ‘’Dieu, Roi, Patrie’’. Plus tard, ce slogan ’’Jin, Jiyan, Azadi’’ a même été nié et son utilisation a été interprétée comme une trahison nationale par les monarchistes. C’est précisément cette vision qui a empêché ce soulèvement d’aboutir à une victoire et qui a finalement offert davantage d’opportunités à la République islamique.
Cependant, la poursuite du cri de justice de ce mouvement continue encore aujourd’hui à se faire entendre et à se propager au Kurdistan, à Ahvaz, au Baloutchistan et dans le désert turkmène’’.

De droite à gauche : Rawand Pirot, Nsar et Nasim Kadirpoor, André Métayer – photo Yvan Tellier.
Interview réalisée par André Métayer
avec l’aimable coopération de Rawand Pirot de d’Yvan Tellier
Nasim Kadirpoor
sera l’invitée de l’espace Ouest-France,
38 Rue du Pré Botté, à Rennes
mercredi 3 juin à 18h30
pour son livre paru aux éditions Hedna :
« Souvenez-vous … Le Kurdistan brûle encore et toujours ».
(348 pages, 26 €)
La rencontre sera suivie d’une séance de dédicace.