Diyarbakir, le 31 mars 2016
Le calme et la détresse continuent de se relayer à vive allure. Les problèmes s’entremêlent et il est difficile de hiérarchiser les informations. Tout mort mérite d’être nommé. Ce matin, les forces de police turques enlevaient les barrières entourant le quartier de Sur, abandonnant les check points aux portes de la vieille ville. Les plus optimistes et les moins expérimentés (je fais partie des deux catégories) y voyaient une sorte de marée basse après le long épisode de couvre feu imposé au quartier. De ces longues semaines pendant lesquelles la guérilla urbaine et l’armée turque se sont affrontées, il ne […]

