La couleur, c’est politique
Le quartier de Ben û Sen (« Moi et Toi » en kurde) occupe un vallon au pied des remparts de Diyarbakir, au sud-est de la Turquie. C’est une communauté d’environ 18 000 personnes, en majorité des familles venues des villages kurdes rasés par l’armée dans les années 1990 mais aussi des Tziganes et, depuis peu, des réfugiés arrivés de Syrie. Ben û Sen est un quartier auto-construit : vu de la vallée du Tigre, c’est un village ; vu des remparts, c’est un bidonville. Pauvre, mais solidaire et autonome. Ses habitants y ont reconstruit, entre parcelles maraîchères, ruelles mal […]
